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{"id":839,"date":"2022-01-03T16:54:11","date_gmt":"2022-01-03T15:54:11","guid":{"rendered":"http:\/\/esparron.fr\/wwwp\/?page_id=839"},"modified":"2022-01-03T16:54:11","modified_gmt":"2022-01-03T15:54:11","slug":"historique","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/esparron.fr\/wwwp\/?page_id=839","title":{"rendered":"Historique"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/esparron.fr\/images\/chapelle\/esparronnb.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9veloppement d&rsquo;Esparron suit un sch\u00e9ma classique rep\u00e9r\u00e9 pour de nombreux villages proven\u00e7aux.<br><br>* La pr\u00e9sence humaine est attest\u00e9e d\u00e8s l&rsquo;\u00e9poque pr\u00e9historique dans la vall\u00e9e de Vances (allant de Rians \u00e0 Saint-Martin )<\/p>\n\n\n\n<p>* Divers camps celto-ligures couronnaient les collines avoisinantes : au Montmajour, \u00e0 Artigues ainsi que sur la commune de Saint-Martin.<\/p>\n\n\n\n<p>* Vient la colonisation romaine. La vall\u00e9e de Vances se trouve \u00e0 proximit\u00e9 de la voie reliant Aix en Provence \u00e0 Riez. Une villa s&rsquo;installe alors aux abords du site actuel de la chapelle du Revest. La chapelle renferme deux inscriptions des premiers si\u00e8cles apr\u00e8s J.C.<\/p>\n\n\n\n<p>* Sur le site de la villa est cr\u00e9\u00e9 un monast\u00e8re. Ce monast\u00e8re est d\u00e9vast\u00e9 par les pa\u00efens disent les textes du XI\u00e8me si\u00e8cle. Il s&rsquo;agit sans doute des invasions sarrasines. Autour de l&rsquo;an mil, il est reconstruit, au moment de la lib\u00e9ration de la Provence du joug maure.<\/p>\n\n\n\n<p>* On assiste \u00e0 cette \u00e9poque \u00e0 un profond mouvement de cr\u00e9ation de points forts, de refuges sur les hauteurs. La premi\u00e8re mention du \u00a0\u00bb castrum de Sparrone \u00a0\u00bb date de 1025. Esparron est alors partag\u00e9 en deux seigneuries :<br>&#8211; un fief eccl\u00e9siastique autour du monast\u00e8re Notre Dame, appartenant \u00e0 Saint Victor de Marseille.<br>&#8211; une seigneurie la\u00efque appartenant \u00e0 Geoffroy de Rians et \u00e0 son fr\u00e8re Hugues des Baux.<\/p>\n\n\n\n<p>* Au cours du XI\u00e8me si\u00e8cle, le monast\u00e8re re\u00e7oit un certain nombre de donations qui sont parfois des redditions. On a en effet, bien du mal \u00e0 lib\u00e9rer l&rsquo;Eglise de la tutelle des la\u00efcs. En 1177, pour conforter leur seigneurie qui repr\u00e9sente environ le tiers des terres arables, les moines font venir les habitants du Revest, une villa situ\u00e9e entre Esparron et Rians. Une seconde communaut\u00e9 d&rsquo;habitants est de ce fait fond\u00e9e \u00e0 Esparron aux c\u00f4t\u00e9s du castrum. Les textes la mentionnent sous le nom de<br>\u00a0\u00bb Bastida Sparroni \u00ab\u00a0. C&rsquo;est l&rsquo;\u00e9poque d&rsquo;\u00e9mergence des bastides, habitats group\u00e9s intercalaires. De la m\u00eame \u00e9poque date la cr\u00e9ation de la Bastide du Pr\u00e9v\u00f4t sur le territoire de Barjols et celle de la Bastide de Pontev\u00e8s sur celui de Pontev\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p>* Au d\u00e9but du XIV\u00e8me si\u00e8cle, la population d&rsquo;Esparron peut \u00eatre estim\u00e9e d&rsquo;apr\u00e8s des documents fiscaux \u00e0 240 habitants. Celle du Revest \u00e0 environ 50 habitants.<\/p>\n\n\n\n<p>* Cette r\u00e9gion est tr\u00e8s fortement atteinte par la Grande Peste de 1348. Le Val de Rians perd entre 50 et 30% de sa population. Les chiffres avoisinent 40% pour les petites unit\u00e9s humaines. Le Revest dispara\u00eet peu apr\u00e8s. Dans le premier quart du XV\u00e8me si\u00e8cle, l&rsquo;\u00e9glise est en ruine et d\u00e9saffect\u00e9e ; le lieu est depuis inhabit\u00e9. Esparron a ressenti \u00e9galement durement le choc. En 1471, on ne comptait plus que 70 habitants.<\/p>\n\n\n\n<p>* Mais la reprise d\u00e9mographique ne tarde pas \u00e0 se faire jour. Et elle est fulgurante puisqu&rsquo;on compte pr\u00e8s de 400 habitants en 1518.<br>Les transactions r\u00e9p\u00e9t\u00e9es entre seigneurs et communaut\u00e9 en attestent. Il faut r\u00e9gler les conflits d&rsquo;utilisation de l&rsquo;espace. Car, avec la d\u00e9population, les seigneurs ont d\u00e9velopp\u00e9 consid\u00e9rablement l&rsquo;\u00e9levage ovin, profitant des terres abandonn\u00e9es. Esparron et les villages alentour sont des lieux d&rsquo;hivernage d&rsquo;importants troupeaux. On d\u00e9nombre plus de 7000 t\u00eates regroup\u00e9es \u00e0 Esparron en 1425. Avec le retour des hommes, les besoins en terre augmentent. L&rsquo;Eglise paroissiale est trop petite, en mauvais \u00e9tat. On pense en 1546 \u00e0 l&rsquo;agrandir.<\/p>\n\n\n\n<p>* Revenons aux seigneurs.<br>Au d\u00e9but du XI\u00e8me si\u00e8cle, nous connaissons Geoffroy de Rians et Hugues des Baux. Puis le fief passe \u00e0 la famille des Vicomtes d&rsquo;Esparron, alli\u00e9e \u00e0 celle des Vicomtes de Marseille. Au XIV\u00e8me si\u00e8cle, elle est poss\u00e9d\u00e9e par moiti\u00e9 par les Vicomtes et par les Esparron. La moiti\u00e9 des Esparron passe aux Esclapon en 1367 puis aux Arcussia en 1466. L&rsquo;autre moiti\u00e9 est, apr\u00e8s transmission par mariage et par vente, rachet\u00e9e par Charles d&rsquo;Arcussia \u00e0 ses diff\u00e9rents propri\u00e9taires dans les ann\u00e9es 1610. Les Arcussia rach\u00e8tent la seigneurie eccl\u00e9siastique au Chapitre de Grignan en 1673.<\/p>\n\n\n\n<p>* La famille d&rsquo;Arcussia conserve Esparron de 1466 \u00e0 1758. Originaire du royaume de Naples, ses membres remplirent de hautes fonctions. Un des leurs commande la flotte de Fr\u00e9d\u00e9ric Barberousse. Fran\u00e7ois et son fils Jacques sont successivement secr\u00e9taires de la reine Jeanne qui pour les remercier donne \u00e0 Jacques la terre de Tourves. Son fils Jean \u00e9pouse en 1377 une ni\u00e8ce de Saint Elz\u00e9ar.<\/p>\n\n\n\n<p>* Vers 1547 na\u00eet Charles d&rsquo;Arcussia. Il fut 1er Consul d&rsquo;Aix et procureur-n\u00e9 du Pays de Provence en 1596 et 1619. D\u00e9put\u00e9 de la ville d&rsquo;Aix aux Etats de Provence en 1597. Grand amateur de chasse au faucon, il laissa trois principaux ouvrages sur la fauconnerie :<br>&#8211; Le premier, d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Henri IV en 1598 et dont les \u00e9ditions suivantes seront d\u00e9di\u00e9es \u00e0 Louis XIII qui nomma Charles d&rsquo;Arcussia, Gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi. C&rsquo;est la partie technique.<br>&#8211; Le deuxi\u00e8me, d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Monseigneur du Vair, Garde des Sceaux, contient la Conf\u00e9rence des Fauconniers ou r\u00e9cits de chasse.<br>&#8211; Le troisi\u00e8me, \u00e9crit \u00e0 la fin des ses jours sous forme de lettres pleines de consid\u00e9rations morales et de sentiments chr\u00e9tiens.<br>Voici un extrait de la plus connue de ses lettres : \u00a0\u00bb&nbsp;J&rsquo;ai autrefois appris d&rsquo;un bon vieillard et capable chasseur que les hommes de notre \u00e2ge ( les septuag\u00e9naires ) doivent avoir sur eux trois choses :<br>&#8211; La premi\u00e8re , un petit horloge sonnant ;<br>&#8211; La seconde, un miroir ;<br>&#8211; Et la tierce, un chapelet. La premi\u00e8re pour compter les heures et les bien employer ; l&rsquo;autre, pour voir le changement et le d\u00e9clin qui se trouve en nous ; la tierce, pour \u00e9lever notre esprit et nous souvenir de notre fin, puisqu&rsquo;en cette vis nous ne faisons que passer&nbsp;\u00ab\u00a0.<br><br>Si Charles d &lsquo; Arcussia \u00e9tait particuli\u00e8rement comp\u00e9tent pour la chasse au Faucon, il y avait un autre art o\u00f9 il excellait. En effet de son mariage avec Marguerite de Forbin naquirent quinze gar\u00e7ons et sept filles. On ne peut pas conclure sur Charles d&rsquo;Arcussia sans citer son r\u00f4le dans la journ\u00e9e d&rsquo;Esparron en 1591. Nous sommes en pleine Guerre de Religion. Sans entrer dans le d\u00e9tail des op\u00e9rations, il faut souligner qu&rsquo;il aida fortement les troupes royales \u00e0 prendre Esparron tomb\u00e9 aux mains des Ligueurs qui ne voulaient pas reconna\u00eetre pour Roi Henri IV non encore converti. \u00b7 Les g\u00e9n\u00e9rations de d&rsquo;Arcussia se succ\u00e8dent jusqu&rsquo;au dernier du nom : Charles Joseph qui vend en 1758 la terre d&rsquo;Esparron \u00e0 Jospeh Fran\u00e7ois de Lordonn\u00e9 pour la somme de 300000 livres ( \u00e0 savoir qu&rsquo;une journ\u00e9e de manoeuvre co\u00fbtait 1 livre). 68000 livres sont pay\u00e9es comptant. 102000 livres sont donn\u00e9es sous forme de trois capitaux \u00e0 rente de 5% sur les Etats de Provence. Les 130000 restantes ne seront vers\u00e9es qu&rsquo;apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s du vendeur et de sa femme. Seuls les int\u00e9r\u00eats seront per\u00e7us entre temps.<\/p>\n\n\n\n<p>* Avec les Lordonn\u00e9, c&rsquo;est une famille de juristes qui entre \u00e0 Esparron. Une famille apparent\u00e9e \u00e0 des membres de la Cour des Comptes puis \u00e0 des membres du Parlement d&rsquo;Aix. Par son mariage avec Ang\u00e9lique de Vacon, la soeur de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque d&rsquo;Apt, Joseph Fran\u00e7ois de Lordonn\u00e9 devient en effet gendre, neveu, cousin et beau-fr\u00e8re de Conseillers aux Comptes. A la g\u00e9n\u00e9ration suivante, Louis Fran\u00e7ois est Conseiller \u00e0 la Cour des Comptes en 1750. Et Catherine, sa soeur, \u00e9pouse Pierre Symphorien Paz\u00e9ry de Thorame, Conseiller au Parlement, seigneur de Pourcieux qui reconstruisit le ch\u00e2teau de Pourcieux. Jospeh Hilarion de Lordon\u00e9, petit-fils de l&rsquo;acqu\u00e9reur d&rsquo;Esparron, quant \u00e0 lui, entre au Parlement en 1781. C&rsquo;est donc une famille de noblesse de robe qui vit \u00e0 Esparron \u00e0 la fin du XVIII\u00e8me si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p>* Les 1200 hectares que repr\u00e9sentaient la seigneurie, le ch\u00e2teau, les diverses bastides ont donc co\u00fbt\u00e9 aux Lordon\u00e9 300000 livres. Il est difficile de pr\u00e9ciser d&rsquo;o\u00f9 provient une pareille somme. Il semble que les Lordon\u00e9 aient recueillis une partie de la succession des Cymon. Egalement une partie de celle des Vacon. Deux familles sont la branche apparent\u00e9e aux Lordon\u00e9 tombe en quenouille vers 1750-1760. Les Vacon \u00e9taient propri\u00e9taires d&rsquo;un clos \u00e0 Marseille qui deviendra la rue Vacon. Peut-\u00eatre les Lordon\u00e9 ont-ils r\u00e9alis\u00e9 une partie de ces biens. En tous cas, si la situation financi\u00e8re des Lordon\u00e9 para\u00eet confortable au moment de l&rsquo;achat d&rsquo;Esparron, elle va s&rsquo;am\u00e9liorer encore par le mariage de Louis Fran\u00e7ois Antoine avec Th\u00e9r\u00e8se Madeleine All\u00e8gre. Fille d&rsquo;un n\u00e9gociant Marseillais, elle lui apporte une dot de 151 000 livres, somme tr\u00e8s importante si on la compare aux dots donn\u00e9es dans de nombreuses autres familles de la noblesse proven\u00e7ale.<\/p>\n\n\n\n<p>* Les Lordon\u00e9 n&rsquo;ont pas seulement acquis Esparron. Ils y ont fait d&rsquo;importants am\u00e9nagements. Ce sont eux qui ont construit l&rsquo;aile principale, ou tout du moins, l&rsquo;ont compl\u00e8tement r\u00e9am\u00e9nag\u00e9e au go\u00fbt du jour en partant de l&rsquo;infrastructure du vieux ch\u00e2teau. Ce vieux ch\u00e2teau aux allures de forteresse, mal connu, qui aux \u00e9poques de troubles accro\u00eet sa capacit\u00e9 de d\u00e9fense, tel vers 1374, moment o\u00f9 la communaut\u00e9 des habitants propose de contribuer pour les 2\/3 \u00e0 la construction de deux tours, en \u00e9change du refuge en cas de guerre. Ce vieux ch\u00e2teau appara\u00eet dans une transaction de 1508 en deux parties quasi ruin\u00e9es, s\u00e9par\u00e9es par un espace libre o\u00f9 l&rsquo;on doit construire une prison en forme de tour. Ce vieux ch\u00e2teau , certainement r\u00e9am\u00e9nag\u00e9 par les Arcussia au fil des temps, compte une aile ouest datant du XVI\u00e8me si\u00e8cle. Dans la seconde moiti\u00e9 du XVIII\u00e8me si\u00e8cle, il fut am\u00e9nag\u00e9 par les Lordon\u00e9. Si l&rsquo;ext\u00e9rieur est tr\u00e8s sobre, tous les efforts sont port\u00e9s sur l&rsquo;int\u00e9rieur. Au rez-de-chauss\u00e9e, les pi\u00e8ces de r\u00e9ception ; \u00e0 l&rsquo;\u00e9tage, desservie par une galerie orn\u00e9e des portraits des anc\u00eatres, une s\u00e9rie d&rsquo;appartements avec leur chambre, leur cabinet, le bouge, la chambre ou domestique, le tout orn\u00e9 de gypseries. Ces am\u00e9nagements d\u00e9notent une nouvelle conception de l&rsquo;habitat \u00e0 la recherche d&rsquo;une plus grande intimit\u00e9, d&rsquo;une plus grande autonomie, sans rompre pourtant avec la coexistence n\u00e9cessaire des g\u00e9n\u00e9rations. Cette coexistence est pr\u00e9vue dans les contrats de mariage. Le p\u00e8re de Louis Fran\u00e7ois Antoine de Lordon\u00e9 promet de loger et nourrir dans sa maison les futurs \u00e9poux en payant annuellement \u00e0 la demoiselle All\u00e8gre, 1200 livres pour ses habits et menus plaisirs, et 2000 livres \u00e0 son fils. Le cas d&rsquo;insupport est \u00e9galement pr\u00e9vu. Alors, la pension sera port\u00e9e \u00e0 8000 livres. On vivra de fa\u00e7on tr\u00e8s autonome, mais toujours sous le m\u00eame toit. L&rsquo;agencement de l&rsquo;espace int\u00e9rieur aces ses multiples appartements t\u00e9moigne de la complexit\u00e9 de la structure de la famille qui reconstruit et habite le ch\u00e2teau d&rsquo;Esparron.<\/p>\n\n\n\n<p>* Vient la R\u00e9volution.<br>Joseph Fran\u00e7ois, l&rsquo;acqu\u00e9reur, est mort en 1780. Un an apr\u00e8s meurt sont fils Louis Fran\u00e7ois Antoine. Joseph Hilarion Mathieu, son petit-fils meurt en 1790 \u00e0 33 ans. Ce sont donc les femmes qui vont vivre la r\u00e9volution \u00e0 Esparron, et en particulier Th\u00e9r\u00e8se Madeleine All\u00e8gre. Sa belle fille \u00e9tant mineure, c&rsquo;est donc elle qui devient tutrice de sa petite fille C\u00e9cile, n\u00e9e en 1789. Elle voit l&rsquo;avoir de sa petite fille diminu\u00e9 . Malgr\u00e9 une gestion ferme, elle a \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9e de d\u00e9penser pr\u00e8s de 300000 livres pour payer des int\u00e9r\u00eats ou rentes dus par son fils ou \u00e0 sa belle fille, pour les r\u00e9parations aux diverses propri\u00e9t\u00e9s et pour les contributions patriotiques qui furent lourdes pendant la R\u00e9volution. Th\u00e9r\u00e8se Madeleine All\u00e8gre fut inqui\u00e9t\u00e9e \u00e0 l&rsquo;automne 1792 et en Avril 1793. En effet, elle dut pour assurer sa tranquillit\u00e9, payer tout ce qu&rsquo;on lui demandait. Le portail du ch\u00e2teau fut d\u00e9moli ainsi que les armoiries. Ses neveux par alliance, enfants de Catherine de Lordon\u00e9 et de Pierre Symphorien Paz\u00e9ry de Thorame, tous deux pr\u00eatres ayant refus\u00e9 de pr\u00eater serment \u00e0 la Constitution civile du Clerg\u00e9, furent immol\u00e9s \u00e0 Paris aux Carmes, le 2 septembre 1792.<\/p>\n\n\n\n<p>* En 1810, C\u00e9cile de Lordon\u00e9 \u00e9pousa Antoine Marie Louis de Sin\u00e9ty, chef de bataillon des volontaires royaux, issu d&rsquo;une famille originaire d&rsquo;Apt, dont les membres servirent dans l&rsquo;arm\u00e9e au XVIII\u00e8me si\u00e8cle. Il introduisit dans la r\u00e9gion la culture du sainfoin, le m\u00fbrier et l&rsquo;\u00e9levage de vers \u00e0 soie. Ils eurent six enfants dont un pr\u00eatre et une religieuse.<\/p>\n\n\n\n<p>* Leurs fils Alphonse Marie, comte de Sin\u00e9ty, \u00e9pousa en 1836, Marie Sophie d&rsquo;Espagnet, et fut conseiller g\u00e9n\u00e9ral du Var et maire d&rsquo;Esparron. A sa mort, la propri\u00e9t\u00e9 fut partag\u00e9e entre ses quatre filles.<\/p>\n\n\n\n<p>* Le cadet, Georges, la reconstitua en partie gr\u00e2ce \u00e0 un leg de son oncle Augustin d&rsquo;Espagnet. Ing\u00e9nieur Civil des Mines, il fit d&rsquo;Esparron sa r\u00e9sidence habituelle et se consacra \u00e0 la mise en valeur du domaine. Il fallait apr\u00e8s, le phylloxera, reconstituer le vignoble. Il mena des exp\u00e9riences de greffage sur plans am\u00e9ricains. Il exp\u00e9rimentera divers c\u00e9pages avec le souci de faire profiter de ses d\u00e9couvertes, les habitants d&rsquo;Esparron. Il avait \u00e9pous\u00e9 Elisabeth de Lyle Taulane.<\/p>\n\n\n\n<p>* Sa ni\u00e8ce par alliance, Germaine de Jerphanion, reprit Esparron en 1918.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le d\u00e9veloppement d&rsquo;Esparron suit un sch\u00e9ma classique rep\u00e9r\u00e9 pour de nombreux villages proven\u00e7aux. * La pr\u00e9sence humaine est attest\u00e9e d\u00e8s<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-839","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/esparron.fr\/wwwp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/839","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/esparron.fr\/wwwp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/esparron.fr\/wwwp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/esparron.fr\/wwwp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/esparron.fr\/wwwp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=839"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/esparron.fr\/wwwp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/839\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":840,"href":"https:\/\/esparron.fr\/wwwp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/839\/revisions\/840"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/esparron.fr\/wwwp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=839"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}